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Ces drôles de Noël partout dans le monde


Que ce soit par religion, par tradition ou par envie de se réunir, Noël se fête aux quatre coins de la planète. Effrayantes, originales ou ancestrales, les traditions autour du 25 décembre varient selon les pays. L’occasion de jeter un œil sur les us et coutumes partout dans le monde.

Les pays scandinaves, le bouc et le balai



Suède, Norvège, Danemark ou Islande, les célébrations de Noël débutent réellement le 13 décembre, à la Sainte-Lucie, patronne des aveugles, des électriciens et donc de la lumière. Des processions ont donc lieu dans les écoles et les lieux de culte, où traditionnellement, les jeunes filles sont habillées en blanc avec une ceinture rouge et portent une couronne de bougies, à l’instar de la sainte qui grâce à elle, trouvait les plus démunis dans les rues de la Rome ancienne.



En Norvège, une vieille tradition pousse les habitants à cacher leur balai pendant la période des fêtes, la faute à une très ancienne croyance où l’on pensait que les sorcières étaient à la recherche de ces derniers pour pouvoir prendre la fuite. Pratique, pour éviter de se fatiguer au ménage !



Dans les pays scandinaves, on célèbre le « Julbock ». Ce bouc ou cette chèvre de Noël prend ses origines avant l’ère chrétienne, lorsque celui-ci était identifié au dieu Thor. Longtemps créature démoniaque, le Julbock est devenu le bienfaiteur de Noël, celui qui distribue les cadeaux aux enfants. Pas étonnant donc de le retrouver, souvent confectionné « maison », avec de la paille, au creux des sapins ou parmi les décorations de Noël. Depuis 1966, à Gävle, au nord de Stockholm, un Julbock en paille de 13 mètres est érigé dès le 1er décembre, pour être brulé le 31.



En Finlande, on se vante d’abriter la véritable maison du père Noël. En effet, dans la région de Laponie, le village du père Noël, en finnois « Joulupukin Pajakylä » attire chaque année des milliers de curieux sur le cercle polaire arctique.



Les Philippines et les lanternes



Quitte à passer Noël au chaud, il est temps de trouver un vol pour Manille ! Aux Philippines, l’un des pays asiatiques les plus catholiques, Noël est fêté avec luminosité.



En effet, le festival des lanternes géantes, qui a lieu le samedi précédant le 25 décembre, voit s’affronter 11 villages à San Fernando, la capitale de Noël du pays. Tous tenteront de réaliser la plus grande lanterne. Cette fête populaire attire des esthètes du monde entier pour admirer le défilé d’étoiles toutes différentes. Elles symbolisent l’étoile de David qui guida les Rois mages à Bethléem.



Le Royaume-Uni et le « Secret Santa »



C’est au Royaume-Uni qu’aurait débuté la coutume du « Secret Santa ». L’idée ? En famille, entre amis ou au travail, on procède à un tirage au sort afin d’offrir un cadeau à la personne attribuée avec une somme précise à ne pas dépasser. Chacun devient ainsi le père Noël d’un autre. Cette année, c’est la Nouvelle-Zélande qui organise un « Secret Santa » géant où même la Première ministre participe.



En Irlande, où l’on sait faire la fête comme nulle part ailleurs, on se rend… au pub ! Et ce, dès le 24 au soir. Le 26 décembre, jour férié du Stephen’s Day, permet une journée de repos après des festivités où une tradition perdure : laisser un whisky ou une fameuse Guinness au père Noël.



Le Japon et le KFC



Au pays du Soleil-Levant, les chrétiens sont peu nombreux et la célébration de Noël récente. Contrairement aux pays occidentaux où l’on se rassemble en famille, les japonais passent Noël en couple ou entre amis et retrouvent leur famille pour le Nouvel An. C’est donc la soirée du 24 qui est à l’honneur. Mais plutôt qu’un chapon doré, les japonais ont pris une étrange habitude vue de l’Occident : ils dinent au KFC, chaîne de fast-food dont le poulet est la spécialité. Cette dernière multiplie donc ses ventes et propose pour l’occasion des menus spéciaux.



Les États-Unis et les elfes mouchards



Visionnage de films en famille, confection de cookies, démesure du sapin de Noël scintillant, chants de Noël dans les rues… Aux États-Unis, Noël se fête comme dans les films. Mais une tradition est parfois mal connue en Europe : leurs elfes mouchards, concrétisation de l’incontournable chantage de Noël exerçait par bon nombre de parents. Inspirés du livre « The Elf on the Shelf » de Carol V. Aebersold, ces elfes espionnent les enfants au sein même de leur maison, les parents s’assurant de les déplacer de pièce en pièce, afin d’être convaincus par leur sagesse et donc par leur mérite à recevoir les cadeaux de Santa Claus.



L’Islande et les trolls



On connaissait le père Fouettard, double malfaisant du père Noël, mais en Islande, le voici battu sur le terrain de la terreur. Nul doute que les enfants islandais se tiennent à carreau à l’approche des fêtes, du moins pendant 13 jours. En effet, selon une ancienne coutume, 13 trolls, nommés les « Yule lads », viennent dans les villes et villages faire peur aux enfants. Ces derniers laissent leurs chaussures sur l’appui de fenêtre et découvrent ensuite le jugement des trolls : un cadeau aux plus sages et des pommes de terre pourries aux moins méritants.



Chacun des trolls campent un rôle bien précis, du « grumeau des bergeries », véritable persécuteur de moutons malgré ses jambes de bois, au voleur de bougies, en passant par le lécheur de cuillères, le renifleur ou le voyeur derrière la fenêtre.



L’Autriche et son immonde Krampus



En Autriche aussi, le folklore force à préférer le père Fouettard. Car on y célèbre le Krampus, créature à cornes, « mi-chèvre, mi-démon ».




En période de fêtes, il punit les enfants n’ayant pas fait preuve de bonne conduite le reste de l’année, allant jusqu’à les enfermer dans son sac. Double maléfique de Saint-Nicolas, il est souvent redouté dans la nuit du 5 au 6 décembre, les cloches annonçant son passage.



Un monstre folklorique et 20 ans de thérapie !



L’Espagne et son loto



Plus pragmatiques, les espagnols ont compris que même si l’argent ne faisait pas le bonheur, il pouvait souvent y contribuer. Alors, le 22 décembre, 90% de la population fera de nouveau du loto de Noël une religion. Chaque année, les mises atteignent des sommes folles.



Créé en 1812, « la Loteria de Navidad » permet d’avoir une chance sur sept de gagner et le gros lot est inégalable. En effet, les mises atteignent les 3,4 milliards d’euros, 70 % de la somme revient aux gagnants, soit 2,38 milliards d’euros de prix, le reste part dans les caisses du Trésor public.


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