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Forte hausse du volume des transactions et légère augmentation des prix. 2018 devrait être dans la continuité


« Le département est merveilleux ! » Le sourire de Me Darmet, notaire, souligne l’ironie du propos. Il est vrai que selon la zone où un bien est en vente, la facture peut être multipliée presque par 4 (voir ci-dessous). L’Ain est ainsi fait que donner un prix moyen relève d’un pari hasardeux qui ne donne pas forcément une bonne image de la réalité. C’est la première constatation : notre département possède des zones où le marché immobilier est comparable à celui du sud de la France, et d’autres où il ressemble à celui de départements très "ruraux". L’attractivité des grandes métropoles que sont Genève et Lyon provoque une flambée des prix que seule la distance parvient à atténuer.



Néanmoins, pour étudier l’évolution du marché immobilier depuis 1 an, il nous faut bien passer par ces fameuses moyennes. D’ores et déjà, on peut affirmer que l’Ain ne se distingue guère de la situation nationale. Le volume des transactions a atteint un niveau historique, et les prix, certes à la hausse, n’ont pas encore rattrapé la baisse due à la crise des subprimes. 2009, notamment, fut l’année noire pour l’immobilier : moins de 564 000 transactions enregistrées, avec en plus une chute terrible des prix. En 2017, on frôle le million de transactions, soit presque le double. Plusieurs facteurs expliquent cet engouement.



D’abord, on assiste très clairement à un rattrapage des ménages qui avaient différé un achat. La demande des français pour l’accès à la propriété reste forte. La reprise économique favorisant une remontée de leur moral, ils n’hésitent plus à se lancer dans l’aventure. Ensuite, les prix, même à la hausse, restent dans une fourchette abordable et n’ont pas atteint les records de 2011. Si l’on enlève l’augmentation du coût de la vie, on constate une quasi-stagnation. Ainsi dans l’Ain, on note, pour 2017, +1,5% pour les appartements anciens, +2,2% pour les appartements neufs, +1,9% pour les maisons anciennes et -0,9% pour les terrains à bâtir. Les taux d’emprunt restent eux aussi assez bas. Ils avaient chuté jusqu’à 1.31% il y a 18 mois et se stabilisent en fin d’année 2017 entre 1,55 et 1,60%. Cela reste très attractif. Certains indicateurs pour 2018 laissent à penser qu’ils devraient connaître une augmentation. Reste à la déterminer. Les prêts à taux zéro, un temps menacés, ont été conservés mais aménagés. Ils devraient continuer à jouer leur rôle incitateur.



Illustration de la grande diversité des pays de l’Ain



En 2017, pour les maisons anciennes, le prix médian était de 521 800 € pour le Pays de Gex, de 240 400 € pour le secteur de Bellegarde, 233 000 € pour la Plaine de l’Ain et la Côtière, 191 600 € pour la Grande Dombes, 189 600 € pour la périphérie burgienne, 160 000 € pour Bourg-en-Bresse, 155 200 € pour Oyonnax, 148 500 € pour la Haute Bresse et 135 900 € pour le Bugey Sud. Les écarts se creusent, car les augmentations les plus fortes ont été constatées dans les zones les plus onéreuses, alors que les prix étaient en baisse dans les zones plus abordables. En ce qui concerne les appartements anciens, on constate les mêmes disparités. Le prix médian du mètre carré était de 3 760 € pour le Pays de Gex, 1 750 € pour le secteur de Bellegarde, 1 890 € pour la Plaine de l’Ain et la Côtière, 1 510 € pour la Grande Dombes, 1 550 € pour la périphérie burgienne, 1 380 € pour Bourg-en-Bresse, 1 150 € pour Oyonnax, 1 260 € pour la Haute Bresse et 1 190 € pour le Bugey Sud.


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