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L’IFSI du CPA, un cocon pour les étudiants

  • Côme et Fiona
  • Côme et Fiona
La région Auvergne-Rhône-Alpes compte une quarantaine d’Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI), dont trois dans l’Ain. Ces derniers ont fait le choix de collaborer, notamment dans le recrutement des étudiants. Mais ils ont gardé leur personnalité propre. Visite de l’IFSI du CPA et rencontre avec les acteurs.

De l’autre côté de la gare de Bourg-en-Bresse, le long de la voir ferrée, se tiennent les bâtiments de l’IFSI du CPA. Les étudiants qui débarquent du train, certains venant de loin, Lyon, Mâcon, voire les Bouches-du-Rhône, n’ont que quelques mètres à faire pour retrouver leur environnement quotidien. Ils ne sont pas très nombreux à emprunter le passage souterrain, puisque chaque promotion ne comporte que 62 étudiants. Ce nombre restreint est un réel atout pour l’établissement puisqu’il permet à l’équipe des 10 formateurs d’avoir très rapidement des relations individualisées avec les jeunes. On sent que cet accompagnement est très important aux yeux de Chantal Paubel, la directrice : « ils arrivent comme des ados, et on voit repartir des adultes, des professionnels. On les aide à grandir ». Voilà, tout est résumé. Ici, on façonne une personnalité, on l’aide à se révéler, à être en phase avec les exigences du métier. « Bien sûr, concède Carole Varrot, formatrice, il y en a qui ne vont pas au bout des trois ans d’étude. Quelques-uns s’aperçoivent qu’ils ne sont pas faits pour ce métier.



On les aide à mettre à jour leur mal-être, car on travaille aussi beaucoup sur la connaissance de soi ». Mais l’expérience aura été enrichissante et profitable. Avec le système des classes inversées et une pédagogie basée sur les pratiques simulées, tout concourt à ce que le futur diplômé trouve sa place dans le grand champ des pratiques infirmières professionnelles. En trois ans, il aura appris à observer une situation, émettre un jugement clinique et participer activement à l’élaboration d’un diagnostic. La base du métier.



Come et Fiona, étudiants en 2e année, ne cachent pas leur enthousiasme. Come : Depuis mes stages de lycée, je savais que je voulais faire ce métier. Je ne regrette pas. C’est familial, c’est pourquoi j’ai choisi de venir ici ». Fiona : « Dès le collège, je voulais travailler avec des enfants. Je désire me spécialiser ensuite en puériculture. On est une petite promo. Nos formateurs sont vachement présents. Ils nous connaissent individuellement. On peut aller les voir quand on veut ».



Journées portes ouvertes le 24 janvier 2018

L’IFSI du CPA organise une journée d’information à destination des futurs étudiants et leur famille, pour découvrir l’établissement et  la formation au Diplôme d’Etat Infirmier le mercredi 24 janvier 2018 de 8h30 à 12h et de 14h à 16h30. La clôture des inscriptions pour les épreuves de sélection est fixée au jeudi 22 février 2018. Chaque candidat désirant s’inscrire auprès de l’IFSI du CPA télécharge son dossier sur le site www.cpa01.fr et le transmet par courrier à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers - 12 rue du Peloux - 01000 BOURG EN BRESSE.



Ce qu’il faut savoir aussi



Au 1er janvier 2014, date des dernières statistiques connues, il y avait en France métropolitaine 600 170 infirmiers et infirmières, soit 1 pour 107 habitants. Dans l’Ain, leur nombre était de 4 303, soit 1 pour 144 habitants, la plus faible densité de Rhône-Alpes et la 8ème plus faible de France. Seules la région parisienne et la Vendée font moins bien. 405 372 infirmiers étaient salariés dans le monde hospitalier (67%), 98 249 étaient du régime libéral (17%) et 96 549 classés «autres salariés» (16%), qui relèvent du privé. Dans l’Ain, les infirmiers libéraux représentent 20% du total des infirmiers, ce qui est beaucoup mieux que la moyenne nationale. Le département est ainsi classé en zone intermédiaire. Cela permet l’installation de nouveaux cabinets libéraux sans les contraintes imposées dans les zones sur-dotées, mais également sans les aides réservées aux zones sous-dotées.



Féminisation et spécialisation



La profession est très largement féminisée, avec 87% de femmes. Le pourcentage est identique pour les salariés du milieu hospitalier. La différence est plus nette entre salariés du privé  (91% de femmes) et ceux du régime libéral (83.7%). La Corse est la seule région française à voir toutes ces statistiques tomber à 80%. L’Ain, par contre, est plus féminisée que la moyenne nationale avec presque 89 % de femmes, pourcentage que l’on retrouve quasi à l’identique dans toutes les catégories. Concernant les spécialisations, le Diplôme d’Etat de puériculture est la plus répandue en France, avec 18 000 personnes dont 98.6% de femmes, suivie par les infirmiers anesthésistes (près de 10 000 personnels), et les infirmiers de bloc opératoire
(7 000). Le total des infirmiers et infirmières spécialisés s’élève à 50 000.


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