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Patrimoine - Le loto du patrimoine dévoile sa 2e édition

  • ©Département de l'Ain
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La saison 2 de la Mission « Patrimoine en Péril » appuyée par Stéphane Bern a démarré avec un nouvel appel à projets auprès des Français. 103 sites ont été retenus pour bénéficier de la Mission. 18, considérés comme emblématiques, figureront sur l’offre de jeux Mission Patrimoine 2019. En Auvergne-Rhône Alpes ce sont 13 sites qui figurent parmi la nouvelle édition dont un dans l’Ain : la Cuivrerie de Cerdon. Tour d’horizon

2eédition du loto du patrimoine :
la cuivrerie de Cerdon à l’honneur



En 2018, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, étaient lancés, le jeu à gratter «Mission Patrimoine» ainsi que son tirage Super Loto. Sous l’égide de Stéphane Bern, journaliste, animateur de radio et de télévision, spécialiste de l’Histoire, lui-même missionné par le Président de la République, une liste des monuments et des bâtiments en péril est établie sur tout le territoire français. Sur les 2 000 projets signalés, 251 seront jugés prioritaires, et 18, -un par région en comptant l’Outre-mer-, bénéficieront d’enveloppes particulièrement significatives. Cette première édition a été un vif succès. Proposant le bon vieux système de loterie nationale, Stéphane Bern espérait récolter entre 15 et 20 millions d’euros pour la Fondation du patrimoine, ce sont 19,6 millions d'euros attribués à 231 projets, qui ont été comptabilisés. Un engouement dû à l’attachement des français à leur patrimoine que le Gouvernement a souhaité réitérer.



Depuis le 15 juin, il est de nouveau possible d’acheter un ticket de loterie chez son buraliste pour sauver le patrimoine : le Super Loto classique à 3 euros la grille avec tirage au sort le 14 juillet. Franck Riester, Ministre de la Culture a dévoilé les 18 sites dits «emblématiques» qui figureront sur le fameux billet. C’est le Viaduc des Fades, dans le Puy-de-Dôme, qui représentera l’Auvergne-Rhône-Alpes.



Une scénographie moderne, une boutique, un espace animation…



Dans l’Ain, c’est la cuivrerie de Cerdon qui fait partie des 103 projets nationaux. Usine d'articles de cuivre et maillechort, transformée en musée sur le travail du cuivre, elle a été créée en 1854, par le chaudronnier Charles Eugène Main et ses fils, dans les locaux d'un ancien moulin à papier. Spécialisés dans la production de plateaux de balance, ils créent aussi les premières tables sur banque métallique pour le dévidage des cocons servant à la filature de la soie. Leurs savoir-faire se développent et s’étendent bien au-delà des frontières de la France, notamment au Japon.



Un intérêt national alors tout trouvé pour la mission Bern, d’autant plus que la cuivrerie de Cerdon est une des dernières de France et probablement d’Europe qui ait fonctionné jusqu’en 2010 sur son site d’origine. En 2013, l’intégralité du site, des bâtiments aux installations et mécanismes, est inscrit au titre des monuments historiques. En 2017, le Département de l'Ain se porte acquéreur de la cuivrerie et en devient propriétaire en mars 2018.



«La situation actuelle des machines dans les bâtiments permet la création d’un parcours historique et chronologique relativement cohérent. Chaque espace correspond ainsi à une période donnée de la cuivrerie et en restitue l’ambiance via les machines. Les machines et outils liés à la production occuperont une place centrale dans la présentation et la compréhension du lieu. Des dispositifs de réalité augmentée, de restitution de décors et divers procédés audiovisuels viendront à l’appui d’une scénographie innovante. La visite sera ainsi accessible à tous», lit-on dans les critères de valorisation de la Mission Bern.



Car c’est bien une véritable renaissance que la cuivrerie espère. En plus de l’étanchéité des toitures, la structure métallique du bâti doit être revue tout comme celle de la dalle, tandis que les trois roues à aube doivent être réparées et l’aqueduc remplacé. La Mission Bern s’est alors fixée trois objectifs : la « restauration du moulin d'origine, datant du XVIIIe siècle : rénovation des machines et rouages ainsi que des installations hydrauliques (forge à 6 foyers, trois roues à aube avec leurs conduites d'amenée, etc.)», «la mise en accessibilité du site» et enfin, «la construction d'un nouveau bâtiment afin de mieux recevoir les visiteurs et leur proposer un espace d'accueil, une boutique de vente, des sanitaires et un espace d'animation».



Les autres sites sélectionnés en Auvergne-Rhône-Alpes



- Viaduc des Fades (Puy-de-Dôme)

Viaduc ferroviaire français au-dessus de la Sioule, entre les communes de Sauret-Besserve et des Ancizes-Comps. 



- Moulin Dupuy à Saint-André-Lachamp (Ardèche)

Ancien moulin à céréales, à châtaignes et à huile, situé dans un méandre de la rivière l'Alune, il est évoqué dès 1464. C’est l’un des plus grands moulins de la région.



- Château de Ripaille à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie)

Le domaine était déjà habité à l’Âge du Bronze. Ripaille est avant tout un ancien manoir construit par Amédée VIII dès 1432, qui s’étend sur 120 ha au bord du Léman.



- Tuilerie de Lenax (Allier)

Vouée depuis 1876 à l'activité tuilière, elle bénéficiait d'une carrière d'argile et de sable du bourbonnais à 300 mètres. Dans les années 1970, la démocratisation du béton et du plastique a eu raison de la tuilerie.



- Maison Buc à Laroquebrou (Cantal)

Édifice médiéval des XIIIe et XIVe siècles, la «Maison Buc», du nom de son ancien propriétaire, devrait être restaurée afin d’accueillir des activités artistiques et artisanales.



- Château de la Touche (Drôme)

Construit au XIIe siècle, le château fait partie de la trentaine de châteaux et maisons fortes construits autour de Montélimar par la puissante famille des Adhémar.



- Église Saint-Saturnin à Saint-Sorlin-d’Arves (Savoie)

Édifice de style baroque consacré à Saint-Saturnin, protecteur des bêtes en pâture, cette église fut construite dès 1603.



- Villa La Casamaures à Saint-Martin-le-Vinoux(Isère)

Haut lieu de la culture grenobloise, la villa est située sur le coteau du mont Jalla. En style néo-mauresque, inspirée des décors ottomans, elle fut construite au XIXe siècle.



- Château de Jarnosse (Loire)

Le château a une histoire s’étendant sur près de mille ans. Fortification chargée de la surveillance du Grand Chemin Français qui reliait Paris à Lyon, sur ses façades demeurent bouches à feu, meurtrières, archères, et échauguettes.



- Église Saint-Hilaire et Saint-Roch à Beaumont (Haute-Loire)

Toujours ouverte au culte, l’église possède un ensemble de mobiliers classé aux monuments historiques dont un Christ en bois polychrome, un tabernacle à exposition et plusieurs autres statues en bois polychrome.



- Collège des Jésuites à Billom (Puy-de-Dôme)

Les Jésuites s'y sont installés en 1555, mais depuis 25 ans, le Collège est à l’abandon. L'aile sud a été ravagée par un incendie en 1998, détruisant presque entièrement charpente et couverture.



- Domaine Dupoizat à Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône)

Àl’origine propriété nobiliaire, le domaine se compose de 3 bâtiments : une maison de maître, une orangerie agrandie par une première usine et une écurie abritant le logement du jardinier. Le tout s'organise autour d'une cour, au sein d'un parc arboré de 1,5 ha.


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