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POLITIQUE - Olga Givernet est la nouvelle députée de la troisième circonscription


POLITIQUE - Conseillère régionale, conseillère municipale à Saint-Genis-Pouilly et conseillère communautaire du pays de Gex, Olga Givernet est désormais la nouvelle députée de la troisième circonscription de l’Ain. Élue à 61,9% au second tour le 18 juin dernier face à la députée Les Républicains sortante, Stéphanie Pernod-Beaudon, à 35 ans, elle représente le mouvement « La République en marche », et fait partie des nouveaux visages de la politique souhaitée par l’actuel Président, Emmanuel Macron. Mariée et mère de deux enfants, Olga Givernet avait quitté son poste d’ingénieur en aéronautique l’an passé pour se consacrer aux échéances électorales. Mercredi dernier, elle a fait sa rentrée à l’Assemblée nationale. Rencontre.

« Faire sauter les leviers selon les particularités de chacun des bassins »



Vous êtes une macroniste de la première heure. Pourquoi ?


 

En effet, le mouvement a été créé le 6 avril 2016, je l’ai rejoint deux semaines plus tard. Déjà lors de la campagne des législatives partielles [NDRL : en juin 2016, suite à la démission d’Étienne Blanc], même si le mouvement n’en était qu’à ses débuts, qu’il n’y avait pas d’investiture, j’avais annoncé ma préférence pour Emmanuel Macron comme personnalité politique. 
 

C’était plus qu’un ressenti, c’était l’action qu’il menait au gouvernement que je trouvais très bonne dans son approche méthodologique. Les valeurs affichées par la suite par le mouvement correspondaient à la campagne que j’avais mené. J’ai repris mes documents de campagne de l’an passé, ils auraient pu être complétement applicables à cette année sous les couleurs d’« En marche », avec les valeurs de progrès, d’émancipation et de bienveillance. 

 

Lors des législatives partielles de juin dernier, votre score était pourtant faible… 

 

Le score était considéré comme très bon étant donné que je n’avais aucune étiquette politique. J’ai fait 10%, ce qui m’a permis d’ouvrir de nombreuses portes, de me faire remarquer au niveau du mouvement et par la suite, d’être référente « En marche » pour le département de l’Ain.

 

Pensiez-vous gagner aussi facilement cette élection ? 

 

Je pense que le travail de visibilité effectué l’année dernière, en me présentant aux législatives partielles, m’a permis de m’ancrer un peu plus sur le territoire, à me légitimer pour porter les couleurs du mouvement sur le département et à inscrire une continuité dans mes actions. 

 

Contrairement à de nombreux nouveaux élus «En Marche», pensez-vous que le territoire vous connaissait déjà ? 

 

Je n’étais pas une personnalité connue mais je n’étais pas non plus inconnue de la classe politique locale puisque j’avais déjà des mandats. De ce fait, je ne suis donc pas considérée comme représentante de la société civile. Mais je n’avais pas non plus un ancrage très fort. 
 

J’ai commencé la politique en 2014, et je me suis fait happé. Tout a été très vite ces trois dernières années. 



Comment appréhendez-vous cette nouvelle fonction de députée ? 

 

Je souhaite pouvoir continuer dans la lignée de la campagne, afficher une nouvelle façon de faire de la politique en restant sur le terrain mais aussi impliquer fortement les citoyens notamment dans les décisions locales. Je veux partager mon temps de manière équitable entre le local et le national.



Comment pressentez-vous la gestion de la circonscription, distinguée en trois territoires ?
 



Effectivement, il y a trois bassins et je compte les traiter comme tels mais je souhaite surtout faire le lien entre eux. On dit qu’ils ont des problématiques différentes, je ne suis pas tout à fait d’accord, les problématiques sont similaires. Nous avons tous les mêmes besoins à savoir l’accès aux soins, à l’éducation et au travail. En revanche, les difficultés que chaque bassin rencontre et les causes de celles-ci peuvent être différentes et à ce moment-là, les mesures doivent être adaptées. 


Il y a un bassin de vie chère sur le pays de Gex et mais aussi sur le pays bellegardien, c’est une autre approche sur Belley. On a un impact d’enclavement, de difficultés d’accès pour le transport sur l’ensemble des bassins. On a encore un retard sur la connexion à la fibre et des zones grises importantes au niveau de la téléphonie. Le but est d’investiguer et de faire ensuite sauter les leviers selon les particularités de chacun des bassins. 



"Je fonctionne à l’objectif et à l’agenda" 




Tout à fait, c’est une grande fierté. C’est une fierté également d’avoir porté pendant ces longs mois nos objectifs et qu’ils aient pu répondre aux besoins des électeurs. Aujourd’hui, je suis fière d’avoir participé dès le début à cette aventure et de pouvoir avoir en main tous les moyens pour mettre cela en œuvre. 



Vous connaissez déjà d’autres élus qui siègeront avec vous à l’Assemblée ? 



Oui, j’ai quatre collègues de mon groupe à la Région qui ont été élu. Je connais aussi Typhanie Degois, élue côté Savoie, et dont la circonscription est frontalière avec le département, donc avec qui nous aurons des choses à faire pour le territoire du Bugey sud, et aussi Joachim Son-Forget, élu pour les français de l’étranger en Suisse. 


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