Hebdo 01 - Pays de Gex - Bellegarde Hebdo 01 sur Facebook Flux RSS


Renault Captur : tenir le cap

  • Renault soigne son Captur qui évolue par petites touches pour mieux conserver son trône de petit crossover le plus vendu en Europe
  • Renault soigne son Captur qui évolue par petites touches pour mieux conserver son trône de petit crossover le plus vendu en Europe
Il y a trois ans, Renault lançait le Captur, son premier petit crossover sur la base de la Clio. Depuis, le paysage a bien changé et la concurrence s'est intensifiée de manière drastique. Alors, pour continuer à plaire, le Captur doit gommer ses petits défauts de jeunesse et se tourner vers l'avenir. C'est chose faite avec ce premier restylage.

C'est dans l'air du temps depuis le lancement du Juke de Nissan. La bonne idée qui roule depuis 2010 fait aujourd'hui des émules chez tous les constructeurs. Un air du temps qui devient vite irrespirable tant la densité de SUV est aujourd'hui importante. À ce rythme-là, les chiffres vont s'emballer. Hier encore, le marché automobile était verrouillé à hauteur de 30 % par ce genre de véhicule ; très vite, ils seront majoritaires tant la folie semble ne plus avoir de limite. En 2013, Renault dégainait juste dans les temps son crossover Captur, s'appuyant très intelligemment sur la nouvelle génération de la Clio. Le Losange a mené de concert les deux études avec l'idée de « réunir le meilleur de trois mondes, ceux du SUV symbolisé par le Koleos, du monospace avec le Scénic et de la citadine avec Clio » expliquait alors Julien Peirano, chef de produit au marketing Renault. Depuis, au moins une dizaine de concurrents de tous horizons se sont positionnés sur le même marché, sans compter le renouvellement des stars historiques et des pionniers. Une seule solution alors : évoluer ou disparaître. Et cette injonction s'applique même quand, à l'instar du Captur, on se retrouve en tête des ventes de son segment en Europe.

Pas de prise de risque

Ce n'est pas parce qu'il faut évoluer que l'on doit prendre des risques et révolutionner une formule qui marche. Sur ce point, Renault a bien appris de ses rivaux allemands, qui opèrent par petites touches. La face avant ne laisse aucun doute : on est toujours bien dans l'image proposée par la Clio IV et les modifications ne sont que limitées, avec quelques menues retouches au niveau des optiques, du bouclier et de la calandre. C'est toujours aussi fun et séduisant et c'est bien là l'essentiel. Même constat quand on soulève le capot : aucune évolution mécanique n'est à signalé. Le Captur 2017 reprend les mêmes bases que celui de 2014 qui avait déjà reçu quelques modifications de son châssis par rapport à la version originale de 2013, ainsi qu'un petit bloc TCe de 120 ch.

Garder de la marge

Ce moteur est sans doute le plus adapté au Captur. Facturée à environ 22 000 €, la finition haut de gamme Intens est un parfait condensé des qualités de ce nouveau venu. La dotation de série est généreuse et l'agrément de conduite idéal. On note l'arrivée dans la liste des options du toit vitré transparent et d'une gamme inédite de teintes qui multiplient les options de personnalisation. L'alerte angle mort fait aussi son apparition. À titre de comparaison, le Peugeot 2008 Puretech 110 ch Allure, facturé 22 000 € également, n'est pas aussi bien loti. Un bon point confirmé par les évolutions notables de l'habitacle. Renault a fait de gros efforts en termes de finitions, de qualité perçue et d'assemblage, qui étaient les principaux défauts de la première version. Les matériaux sont bien plus agréables à l'œil et au toucher. Même l'ergonomie des commandes gagne en simplicité. Le Captur offre toujours une position élevée pour un accès à bord facile et une très belle modularité. On remarquera aussi les décors sur le volant, sur les entourages de bouches d'aération, etc. Renault a conçu tout un programme qui permet de personnaliser sa machine. De la même manière, on peut choisir une peinture extérieure bicolore. Autre bonne idée, les revêtements de siège « dézipables ». On enlève, on lave et on remet en place. On peut même s'offrir un jeu de rechange pour 200 €.

Plaidoyer pour l'automatique

Non seulement le Captur a profité de ce petit coup de frais pour étrenner son moteur essence TCe de 120 ch mais il l'a aussi accouplé à une transmission automatique à double embrayage (EDC). Un beau mariage pour un usage paisible. Le TCe 90 à trois cylindres est également au programme de ce nouveau Captur mais on peut aussi opter pour le diesel, le dCi 90 uniquement avec boîte EDC ou manuelle classique. Dans tous les cas, le Captur assure, marquant à peine un léger roulis en virage appuyé. On peut enchaîner les kilomètres sans fatigue et sortir du cadre urbain dans lequel le Captur excelle.

Fiche technique du TCe 120 EDC

- Longueur x largeur x hauteur : 4,12 x 1,77 x 1,56 m
- Capacité du coffre : de 377 à 1 235 litres
- Moteur : essence 4-cylindres
- Cylindrée : 1 197 cm3
- Puissance : 120 ch
- Couple : 190 Nm
- Vitesse maxi : 192 km/h (sur circuit)
- Accélération 0-100 km/h : 10,9 s
- Consommation moyenne : 5,4 l/100 km
- Émissions de CO2 : 125 g/km
- Malus écologique : 0 €
Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire


Petites annonces


Les journaux partenaires

© 2013-2017 Hebdo 01 - Pays de Gex - Bellegarde • Tous droits réservés • Réalisation : Jordel Médias
Plan du siteMentions légales