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Un contrôle continu pour la réforme du BAC


Pour valoriser la régularité du travail des lycéens, le baccalauréat 2021 reposera aussi sur une part de contrôle continu qui représentera 40% de la note finale. Pour ce faire, le lycéen passera des épreuves communes dans les différentes disciplines qu’il étudie, sur le modèle des « bacs blancs » actuels (30 % de la note finale). Un dispositif de rattrapage permettra de donner une seconde chance en cas d’échec ponctuel dans l’une ou l’autre des épreuves. À la rentrée 2018, la classe de Seconde ne connaîtra pas de changement organisationnel majeur mais des premières évolutions destinées à installer l’état d’esprit du baccalauréat 2021 pour favoriser la maîtrise de la langue et renforcer l’aide à l’orientation. A partir de la rentrée 2019, le lycéen qui entre en Première pourra, comme aujourd’hui, choisir entre la voie générale ou la voie technologique, laquelle conserve son organisation en séries. Il n’y aura plus de séries ES, S et L au lycée général mais des parcours choisis par chaque lycéen en fonction de ses goûts et de ses ambitions. Tous les élèves bénéficieront en Première et en Terminale du même socle de connaissances communes (français, philosophie en terminale, histoire géographie, enseignement moral et civique, deux langues, éducation physique et sportive). Et un nouvel enseignement pour tous : les humanités numériques et scientifiques dont le contenu reste à définir. Enfin, le nom de la classe de terminale devrait aussi être renommée : la "classe de maturité" est actuellement envisagée. Le diplôme de la Maturité, c’est d’ailleurs l’équivalent du Bac chez nos voisins européens.



Qu’en pensent les enseignants, lycéens et chefs d’établissement de l’Ain ?



« Avec un bac allégé et un calendrier bouleversé, l'objectif est clairement d'avoir un bac moins coûteux et plus facile à organiser au grand soulagement peut-être des chefs d'établissement », réagit François Jarraud, ancien enseignant à la tête du « Café pédagogique », un site internet d’informations et de réflexions sur l’éducation. Pour le gouvernement, cette nouvelle organisation doit permettre d'améliorer l'orientation par une spécialisation croissante. Au total, le volume d'enseignement devrait atteindre 25 heures hebdomadaires soit trois heures de moins par rapport au minimum actuel, souvent dépassé avec les enseignements optionnels. Globalement la baisse des horaires devrait permettre de récupérer plus de 20 000 postes, un appoint précieux pour un gouvernement qui s'est engagé à réduire le nombre de fonctionnaires. « Pour les enseignants, ce serait une redéfinition du métier. D'abord parce que les savoirs seraient totalement émiettés. Fini la marche progressive graduelle vers les épreuves du bac de la 2de à la terminale. Chaque professeur n'aura plus à se soucier que d'élèves de passage, étudiant des séquences courtes avec un gros contrôle à la fin. Pour les savoirs et compétences disciplinaires, dont on sait bien qu'il faut du temps pour les acquérir, quelle régression ce serait ! ».


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